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RETIARIVS - Salluste, Ep. I, 9

IX. Mais à quoi bon vous parler d'eux encore, comme d'êtres inconnus ? M. Bibulus (18) a fait éclater son courage et sa force d'âme durant son consulat : inhabile à s'énoncer, il a dans l'es-prit plus de méchanceté que d'adresse. Qu'oserait celui pour qui la suprême autorité du consulat a été Ici Salluste traite avec tout le dénigrement de l'esprit de parti ce consul, qui peut avoir été un homme médiocre, mais qui fut un bon citoyen. Toujours sacrifié à César, il fut avec lui édile curule, et César retira seul de la popularité des jeux qu'ils donnèrent à frais communs. Ils furent ensuite préteurs ensemble; puis enfin consuls. Sous leur consulat César proposa une loi agraire. Bibulus, avec Caton, s'y opposa au péril de sa vie; il ne put empêcher que la loi ne passât. Bibulus se renferma dès lors dans sa maison, déclarant jours fériés tous ceux de son consulat: mais lui seul les observa, et César ne tint aucun compte de son absence. (Voyez, sur ce personnage, Plutarque, Vie de César; Appien, de la Guerre civile; Dion Cassius, liv. XXXVIII; Velleius Paterculus, liv. II, etc. le comble de la dé-gradation ? Et L. Domitius (19) est-il un homme bien redoutable, lui qui n'a pas un membre qui ne soit un instrument d'infamie ou de crime : langue sans foi, mains sanglantes, pieds agiles à la fuite, plus déshonnêtes encore les parties de son corps qu'on L. Domitius, surnommé Ahenobarbus, trisaïeul de l'empereur Néron, fut consul avec Appius Claudius Pulcher l'an de Rome 700. Ennemi acharné de César, il fut tué dans la déroute de Pharsale. M. Burnouf fait observer avec beaucoup de justesse que la mention qui est faite ici de L. Domitius est encore une preuve que cette lettre fut écrite avant la bataille de Pharsale. ne peut honnêtement nommer ? Il en est un cependant, M. Caton (20), dont l'esprit fin, disert, adroit, ne me paraît pas à mépriser. Ce sont qualités que l'on acquiert à l'école des Grecs; mais la vertu, la vigilance, l'amour du travail, ne se Dans ce portrait de Caton, dit M. Salverte, l'odieuse partialité ne peut flétrir absolument le plus vertueux des hommes; Salluste est forcé de reconnaître sa prudence et son éloquence. Les qualités qu'il lui refuse, la vertu, la vigilance, l'habitude du travail, appartenaient si éminemment à Caton, qu'une telle imputation ne déshonore que son auteur. A cette image mensongère opposez le parallèle de César et de Caton tracé par la même main (Catil., ch. LIV), et que termine ce trait profond plus honorable qu'un long panégyrique: "Il aimait mieux être vertueux que de le paraître". trouvent nulle part chez les Grecs. Et croira-t-on que des gens qui, par leur lâcheté, ont perdu chez eux leur liberté fournissent de bien bons préceptes pour conserver l'empire? Tout le reste de cette faction se compose de nobles sans carac-tères, et qui, semblables a des statues, ne donnent à leur parti d'autre appui que leur nom. L. Postumius (21) et M. Favonius me semblent des fardeaux superflus dans un grand navire : s'il arrive à bon port, on en tire quelque parti; mais, au premier orage, c'est d'eux qu'on se défait d'abord, comme de ce qu'il y a de moins précieux. Maintenant que j'ai L. Postumius : Personnage inconnu. - M. Favonius : c'était un homme de bien, plein d'énergie, grand admirateur de Caton, dont il copiait jusqu'aux ridicules. Il fut fidèle à la cause de la République; mais il ne trempa point dans la mort de César. Fait prisonnier à la seconde bataille de Philippes, il fut tué par ordre d'Octave. (Voyez Plutarque, Vie de Caton d'Utique, Vie de Brutus, Vie de Pompée; Dion Cassius, liv. XLVII; Valère-Max., liv. VI, c.II, n°7.) indiqué les moyens propres, selon moi, à régénérer et à réformer le peuple, je vais passer à ce qu'il me semble que vous devez faire à l'égard du sénat.

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